Bruno de Graeve

Le changement immobilier, is it now ?

L'édito de Bruno de Graeve - Président de Propriatis

Le marché stagne et les prix commencent à décroître même, alors quelle situation peut-on légitimement envisager pour l’immobilier en ce milieu d’année 2012 ?

 

Changement sur l’octroi des prêts immobiliers en 2012 ?

Depuis fin 2011, la psychose c’est que les banques vont fermer les sources du crédit. L’observation des rapports publiés par les différents acteurs du secteur bancaire ne reflète qu’en partie cette tendance.

La production de crédits immobiliers a chuté de 32,5% sur les quatre premiers mois de 2012 (plus de 38% de baisse dans l’ancien). Il s’agit clairement d’une orientation récessive. En outre, on sait que la situation économique française et européenne est mauvaise. Alors, quelles conséquences sur les conditions d’octroi des prêts immobiliers aux particuliers?

Si la tendance est à la baisse des taux, cette baisse des taux est curieusement liée à la diminution des durées d’emprunt. En effet, les particuliers acheteurs sont de plus en plus aisés et avec des apports importants (28,6% en moyenne an avril 2012), au détriment des acheteurs de moins de 35 ans avec de faibles apports et qui empruntaient sur de longues durées donc avec des taux plus élevés.

Bref, les particuliers acheteurs puisent de plus en plus dans leurs économies pour acheter de l’immobilier.

Changement chez les banquiers en 2012 ?

Il est difficile de reprocher aux banquiers leurs critères de décision actuels. Soit ils sont accusés de prêter trop facilement et donc d’endetter les particuliers, soit au contraire ils durcissent les conditions d’octroi du crédit et on leur reproche d’empêcher d’acheter.

Globalement les banquiers sont encore favorables aux acquéreurs même si le contexte économique et de nouvelles règles de financement imposent des contraintes plus lourdes (Bâle III, c’est une obligation de détenir davantage de fonds propres pour pouvoir prêter). Bien sûr, certaines banques qui souffrent d’un manque de liquidités préfèrent se consacrer aux dossiers les moins risqués.

Alors, en Mai, fait de l’immobilier ?

Les prix de l’immobilier sont encore plutôt élevés mais les sources de crédit ne sont pas taries si vous avez la possibilité d’amener un apport important au moment de votre achat. En outre, les taux d’intérêt sont encore très bas et les prix baissent, le contexte se prête donc à l’achat.

Bruno de GRAEVE
Gérant de PROPRIATIS

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